André CLAVEAU
E. La dernière opération : la presse. Sur le couvercle de la presse, la matrice. Sur la table, les petits carrés de matière vynilique chaude, qui pressés et découpés, seront les disques que vous écouterez.
Disque Vinyl (fabrication)
A. Un technicien (qui doit avoir l'oreille très sensible et être un excellent musicien) écoute la bande et la grave sur un «pyral». La qualité de cette gravure initiale conditionne évidemment la qualité finale du disque.
Contrôle visuel, puis au microscope, le pyral est écouté (car les sillons étant gravés en creux, le pyral peut être écouté); si la qualité est insuffisante on recommence la gravure.
B. Après contrôle, ce « pyral » est argenté. Il faut éviter tout dépôt de poussières, trace grasse, etc...
Aussi, le «pyral» est fréquemment lavé. Après avoir été argenté, il est nickelé, puis trempé dans un bain de cuivre.
A la sortie de ces trois bains successifs : argent, nickel et cuivre, le « pyral » est séparé des trois couches métalliques qui forment «l'original ».
L'original est négatif; le sillon est en relief. Il ne peut être écouté. Il va être rectifié, mis à sa dimension pour permettre la fabrication de la « mère ».
C. De nombreux nettoyages sont indispensables pour que « la mère » soit débarrassée de tous déchets de laque, bavures, etc. L'original, propre, va subir un bain de nickel, puis un bain. de cuivre. Séchage, nettoyage et nouveau bain, prolongé, de cuivre. Après séparation d'avec l' « original », la mère (positive, elle peut être écoutée) est nettoyée, centrée, écoutée.
Une ouvrière qualifiée repère les défauts, les signale, les corrige si possible. Sinon, il faut repartir du mirai ou de l'original et recommencer.
D. La « mère » est nettoyée puis mise dans un bain de nickel, puis de cuivre. Après séparation. la couche métallique (négative, ne pouvant pas être écoutée) devient la « matrice », appelée aussi « shell ».
Remarquez les nombreux contrôles, nettoyages, vérifications au cours de ces opéra- tions où l'on passe alternativement du « positif », avec sillons en creux, pouvant dire écoutés, au , négatif » dont les sillons en relief ne permettent pas l'écoute.E. La « matrice » est introduite dans une presse. Une pâte, composée de matière plastique, est introduite dans la presse. L'opération ne dure que quelques secondes. Le disque étiqueté est mis sous pochette.Une < matrice » peut donner de trois cents à Quatre cents disques. Un contrôle par sondage a lieu tous ies 50 disques environ. Lorsque la matrice est usée, on en refait une à partir de la mère.
Le célèbre chanteur André Claveau répète pour Pathé-Marconi, tandis que le technicien vérifie la qualité du son.
C. L'ouvrier sépare le « Pyral » des couches métalliques qui forment « l'original ».
B.    Après contrôle, le « Pyral » est argenté. Le travail a lieu au pistolet, dans une féerie de gouttelettes brillantes.
A.   La gravure du « Pyral ». Le technicien, excellent musicien, écoute la bande magnétique et suit la partition avant de procéder à la gravure.
D.    Une des nombreuses opérations de lavage auquel le disque est soumis en cours de fabrication.
Vous le voyez. un disque, c'est à la fois simple et très compliqué. Au début de cette industrie, les disques étaient gravés à la main. Aujourd'hui des machines se chargent de ce travail, difficile, puisque la gravure peut comporter jusque 16 sillons au millimètre, et que tous les sons, graves ou aigus, doivent être parfaitement rendus. Le-, très nombreux nettoyages en cours de fabrication et les contrôles incessants vous garantissent la bonne qualité technique et musicale du disque que vous aimez.
M.-S. SEMARQUE. (Documentation : Pathé-Marconi.)
Mettre un disque sur le pick-up est devenu un geste machinal... Mais depuis le rouleau des vieux gramophones aux microsillons de haute fidélité, quel chemin parcouru !
Comment est fait un disque ? C'est à la fois très simple et magique.
Il y a d'abord l'enregistrement sur une bande magnétique. Le chanteur, l'orchestre sont enregistrés sur un fil. Bien entendu, ce n'est pas réussi du premier coup. Il faut souvent recommencer pour que la qualité, les nuances, le moelleux de l'interprétation soient parfaitement rendus. Nous supposons ce stade atteint et l'enregistrement au point. Que va devenir ce fil chargé de tant de sons ?
Du studio d'enregistrement, il est transporté à l'usine et celle-ci aura pour rôle de transformer ce fil magnétique en disques mis à la disposition du public. Voici l'ordre des diverses opérations :
LES DISQUES QUE VOUS AIMEZ, COMMENT SONT-ILS FABRIQUES?
En octobre 1958, un hebdomadaire nommé "Lectures d'aujourd'hui" a publié un article sur une technique moderne, intitulé "Les disques que vous aimez, comment sont-ils fabriqués?".
A présent, alors que le vinyl de 78 puis 33 et 45 Tours/mn, à laissé la place au CD, pourquoi ne pas se remémorer cette géniale invention qui consistait à reproduire pour tous et le plus fidèlement possible, les sons de la musique et des chanteurs tant appréciés . . .
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